Le blé fait-il grossir ?

Il est présent dans la majorité des aliments que nous consommons au quotidien. Pourtant il a de plus en plus mauvaise presse, et souvent pour de bonnes raisons. Le blé fait-il grossir et, plus généralement, le blé fait-il grossir et est-il mauvais pour la santé ?

C’est quoi le blé ?

Le mot « blé » désigne en réalité plusieurs céréales appartenant au même genre, des graminées du genre triticum.

Aujourd’hui, la diversité génétique de ces céréales a été extrêmement réduite et les blés modernes sont majoritairement issus de deux variétés : soit du blé dur, extrêmement riche en gluten, soit du blé tendre également connu sous le nom de froment.

Avec le blé dur on fait les pâtes et la semoule. Avec le blé tendre (ou froment) on fait le pain.

21 ALIMENTS POUR UN VENTRE PLAT

Notre Guide Gratuit Indispensable est Maintenant Disponible Pendant Un Temps Limité

  • Mincir avec des repas délicieux et savoureux dès ce soir en saisissant votre adresse email ci-dessous
  • Accèdez immédiatement cet ebook et commencez à maigrir sans aucun engagement!

D’autres variétés anciennes de blé reviennent à la mode. Il s’agit de l’épeautre, du petit épeautre et du khorasan (ou kamut). Elles sont plus rustiques et plus nutritives que le blé dur et le froment.

Les farines de blé sont assez variées :

  • Farine intégrale (T150) : le grain est broyé entièrement avec le germe.
  • Farine de blé complet (T110) : le grain est moulu entier mais on a enlevé le germe (qui fait rancir la farine plus vite)
  • Farine semi complète (T80) : le grain moulu conserve une partie de son enveloppe.
  • Farine blanche T65, T55 ou T45 : le grain est débarrassé de son enveloppe, et moulu plus ou moins finement.

Le blé moderne nous rend accros et nous fait grossir

Le blé moderne est le résultat de centaines d’années de sélection pour produire la céréale la plus résistante possible et avec le meilleur rendement. De fait il est de plus en plus riche en gluten et en protéines toxiques voire addictives une fois digérées.

En effet d’après une étude de 2005 portant sur les effets de la digestion du blé, les protéines du blé et les molécules produites par leur digestion peuvent passer la barrière intestinale et se retrouver dans le sang.(1) Là elles agissent comme des opiacés pour le cerveau.

C’est ce qui expliquerait le caractère addictif du pain et des pâtes, la difficulté réelle à s’en passer et les symptômes de manque lorsque qu’on tente d’arrêter totalement le blé. Et c’est pourquoi on peut affirmer que, par nature, le blé fait grossir puisqu’il pousse littéralement à la consommation.

Parmi les molécules incriminées, des peptides opioïdes, qui se retrouvent également dans le liquide céphalo rachidien des schizophrènes et des autistes. La consommation de produits à base de farine de blé aurait d’ailleurs tendance à aggraver leurs symptômes.

Le blé fait grimper les taux de sucre

Pourquoi la farine fait grossir ? Parce que le blé est d’abord une source d’amidon.

L’amidon est un glucide complexe, composant majoritaire des céréales et qu’on trouve également dans les légumes racines, les légumineuses, les tubercules (pommes de terre etc.), certains fruits (bananes etc.)

L’amidon du blé est responsable de l’index glycémique très élevé des aliments à base de blé.

L’index glycémique d’un aliment c’est sa capacité à faire grimper plus ou moins haut et plus ou moins vite le taux de sucre dans le sang après consommation.

Une consommation excessive d’aliments à index glycémique élevé entraîne une augmentation de la graisse abdominale, une inflammation latente dans l’organisme et peut mener à un diabète de type 2 par insulinorésistance.

En choisissant des aliments à index glycémique bas, il est prouvé que même des obèses pré-diabétiques peuvent faire régresser leur risques de devenir diabétiques.(2)

COMMENT LIMITER LES DÉGÂTS ?

En consommant du pain ou des pâtes faits avec de la farine intégrale ou complète.

Quelle que soit la céréale (froment, blé dur, épeautre), plus le grain est débarrassé de son écorce, plus la farine qui en résulte a un index glycémique élevé.

  • Farine de blé intégral : IG 45.
  • Farine de blé complète : IG 60.
  • Farine de blé blanche : IG 85.

Comme pour la plupart des aliments, plus la céréale est brute, meilleure elle est pour la santé et pour la ligne. En plus les protéines, les nutriments et les fibres sont également concentrées dans l’écorce.

Le pire du pire : la baguette bien blanche et le bagel.

Les maladies liées au blé

LA MALADIE COELIAQUE

Le gluten est le grand coupable de tous les maux dont est accusé le blé. Il est vrai que cette protéine du blé est responsable d’une véritable maladie, la maladie cœliaque. Les 1 à 3% de la population qui souffre de cette maladie auto-immune ne peut pas consommer de gluten, même en quantité infime.

Chez eux cette intolérance entraîne une réaction inflammatoire qui provoque peu à peu la destruction de la paroi de l’intestin grêle et de graves problèmes de malabsorption des nutriments vitaux. Les symptômes (diarrhées, douleurs, fatigue…) sont particulièrement invalidants.

Pour ces malades, l’éviction totale du gluten est la seule solution thérapeutique.

Le gluten se trouve dans toutes les variétés de blé, dans le seigle, l’orge, et certaines variétés d’avoine (par contamination).

LA SENSIBILITÉ AU GLUTEN

Sans souffrir de cette maladie auto-immune grave qu’est la maladie cœliaque, certaines personnes semblent être hypersensibles au gluten. On a pu mettre en doute la réalité de cette affection mais des chercheurs ont pourtant bel et bien confirmé l’existence de la sensibilité au gluten dans une étude publiée en 2011.(3)

La sensibilité au gluten ce sont des réactions excessives du système immunitaires mais pas d’atteinte de l’intestin grêle. Le syndrome de l’intestin irritable recouvre l’ensemble des symptômes de cette sensibilité : douleurs, diarrhées, flatulences…

Chez eux, le gluten serait même responsable de certaines dépressions si on en croit une expérience très concluantes réalisées par des chercheurs australiens. Leurs « cobayes » souffraient du syndrome du colon irritable lié au gluten. Ils ont été divisés en deux groupes.

Les deux groupes ont suivi un régime strict sans gluten. Mais l’un des deux a reçu (sans le savoir) une gélule contenant du gluten tandis que l’autre recevait un placebo, et inversement trois jours plus tard. Durant les trois jours sous gluten caché tous les participants ont présenté des symptômes de dépression. (4)

LES ALLERGIES

Certaines protéines du blé, différentes du gluten, sont allergisantes pour certaines personnes qui ne sont pas cœliaques pour autant. Le blé est même un allergène alimentaire courant, surtout chez l’enfant. Les symptômes de cette allergie ressemblent à ceux des autres allergies alimentaires : œdèmes, rougeurs démangeaisons, (yeux, peau…) , difficultés à respirer…(5)

Le blé fait-il grossir ? Des chercheurs italiens ont découvert que certains de ces allergènes pouvaient être dissouts dans l’eau de cuisson des pâtes. On pourrait donc conseiller aux allergiques au blé (légers) de privilégier la consommation de pâtes à la consommation de produits de boulangerie. (6)

Continuez cette lecture pour comprendre quels autres aliments font grossir ainsi que le blé

  1. Release of wheat gluten exorphins A5 and C5 during in vitro gastrointestinal digestion of bread and pasta and their absorption through an in vitro model of intestinal epithelium. Food Research International, 2015.
  2. A low-glycemic index diet combined with exercise reduces insulin resistance, postprandial hyperinsulinemia, and glucose-dependent insulinotropic polypeptide responses in obese, prediabetic humans. American Journal of Clinical Nutrition, 2010.
  3. Divergence of gut permeability and mucosal immune gene expression in two gluten-associated conditions: celiac disease and gluten sensitivity. BMC Medicine, 2011.
  4. Randomised clinical trial: gluten may cause depression in subjects with non-coeliac gluten sensitivity – an exploratory clinical study. Alimentary Pharmacology and Therapeutics, 2014.
  5.  Association des allergologues et immunologues du Quebec.
  6.  Tracking the fate of pasta (T. Durum Semolina) Immunogenic Protiens by in Vitro Simulated Digestion. Journal of Agricultural and food chemistry. 2015