Cmment éviter les xenoestrogènes

Comment éviter les xenoestrogènes

Ils se cachent partout dans notre environnement immédiat : pesticides, produits d’entretien, cosmétiques, meubles… Ils sont responsables de prise de poids chez les hommes et chez les femmes et ils sont particulièrement dangereux chez les personnes qui ont des kilos en trop. Comment éviter les xenoestrogènes ? On vous en dit plus.

Comment éviter les xenoestrogènes : connaître son ennemi

Ils ont plusieurs noms et vous les avez certainement déjà entendus. Le plus connu est « perturbateurs endocriniens ». On les appelle aussi estrogènes environnementaux. Xenoestrogène vient de « xeno », étranger et « estrogènes », l’hormone sexuelle féminine. Ce sont des produits étrangers à l’organisme mais qui s’y immiscent et qui imitent les hormones sexuelles féminines. Ce faisant ils perturbent le fragile équilibre hormonal généré par le délicat système endocrinien (organes qui fabriquent des hormones) hypophyse, hypothalamus, ovaires, pancréas, thyroïdes, surrénales, testicules, épiphyse, Thymus.

Les xenoestrogènes sont donc des substances étrangères à l’organisme. Certaines sont naturelles, issues des plantes, d’autres sont fabriquées par l’homme et se retrouvent dans l’environnement.

Ils sont reconnus par la science comme étant susceptibles d’augmenter les risques d’obésité, de maladies cardio vasculaires, de résistance à l’insuline, mais aussi de baisse de la testostérone chez l’homme. Les problèmes de fertilité masculine de plus en plus préoccupants peuvent leur être en partie imputés.

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Pourquoi les femmes sont particulièrement à risque

Comme les xenoestrogènes imitent les hormones féminines, ils sont particulièrement dangereux dans l’organisme des femmes :

L’exposition aux xenoestrogènes pendant la grossesse, et même avant dans la mesure où ils s’accumulent dans les graisses, augmente les risques de malformation du fœtus ou d’indifférenciation sexuelle. Ils peuvent aussi être responsables de difficultés à tomber enceinte.

De plus, même les xenoestrogènes issus du soja peuvent être dangereux. Une étude sur les rats a démontré que l’exposition au soja durant la grossesse et au cours des premiers mois de vie pouvait engendrer une infertilité chez la femelle adulte. (1)

Les xenoestrogènes augmentent également les risques et les symptômes d’endométriose

Ils sont lipophiles, ce qui veut dire qu’ils se concentrent dans les graisses de l’organisme. Plus on est en surpoids, plus on risque de souffrir des effets secondaires des xenoestrogènes. D’ailleurs des chercheurs Portuguais ont fait la preuve de leur dangerosité chez les femmes obèses en pré-ménopause. (2)

En effet chez ces femmes en pré-ménopause, une concentration élevée de xenoestrogènes dans le sang augmente le risque d’inflammation et de maladies cardio-vasculaires.

Xenoestrogènes naturels

Certaines plantes contiennent des isoflavones, des substances aux propriétés pseudo oestrogéniques. Parmi elles, le soja, les légumineuses, les fruits à coques, les graines de lin, le houblon (la bière).

En cas de cancer hormono-dépendant (sein, utérus), on recommande d’éviter les aliments trop riches en phytoestrogènes. Dans le même temps certaines études recommandent ces phytoestrogènes en prévention du cancer du sein. Difficile de se faire une idée précise. Disons donc que quelqu’un qui a déjà eu un cancer hormono dépendant devrait éviter soja et graines de lin qui sont particulièrement riches en phytoestrogènes.

D’autre part l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) recommande d’éviter de donner du soja aux enfants de moins de 3 ans pour ne pas perturber leur système endocrinien.

Xenoestrogènes de synthèse

Il s’agit de médicaments (comme la pilule) ou de produits chimiques issus de l’industrie. Les premiers sont volontairement destinés à leurrer l’organisme, mais les xenoestrogènes issus de l’industrie chimique sont les plus dangereux parce que cachés, souvent insoupçonnables et surtout, leur accumulation crée un effet cocktail aux conséquences encore mal mesurées.

  • Pesticides polychlorés (dont le DDT qui bien qu’interdit depuis des années est encore présent dans l’environnement). On les retrouve notamment dans l’eau des fleuves, dans de nombreux poissons et encore dans certains sous produits animaux en fonction de l’exposition des animaux en question (lait etc). Le chlordécone, un pesticide utilisé dans les bananerais n’a été interdit qu’en 2007.
  • Phtalates : ces produits chimiques sont utilisés pour assouplir les plastiques, notamment le PVC. On les retrouve dans de nombreux produits, y compris alimentaires. Célèbre car interdit depuis peu dans les biberons, le bisphénol A (BPA)est un phtalate encore présent dans l’industrie, notamment dans les canettes, boites de conserve et certains dispositifs médicaux. D’autres plastifiants comme les alkyphénosl et les nonylphénols sont aussi des perturbateurs endocriniens
  • Agents ignifuges bromés : ce sont des retardateurs de flamme et on les retrouve dans nos canapés, sommiers et meubles.
  • Composés perfluorés : Ils sont présents dans le revêtement de la plupart des poêles anti adhésives.
  • Parabens : antibactériens et antifongiques, les parabens sont utilisés comme conservateurs dans les cosmétiques, certains aliments et certains médicaments. Ils activent les récepteurs à oestrogène ste sont en cela des perturbateurs endocriniens.
  • Dioxines : ces composés organiques volatils sont des sous-produits de l’activité industrielle mais peuvent aussi être issus de certains phénomènes naturels violents comme les éruptions. Ils sont dispersés dans l’environnement entrent dans la chaine alimentaire.
  • Tabac : Parmi les ingrédients présents dans les cigarettes, on compte certains perturbateurs endocriniens.
  • PCB : les polychlorobiphényles sont des liquides visqueux longtemps utilisés dans les transformateurs électriques et aujourd’hui interdits. Ils sont pourtant encore actifs comme polluants de l’environnement car ils ont contaminé l’eau et les sols pour longtemps. On en retrouve donc des traces dans l’alimentation, notamment dans la chair des poissons gras d’eau douce.
  • Triclosan : cet antibactérien, anti tarte et anti fongique se retrouve dans de nombreux produits certains déodorants et dentifrices. Il est responsable de dérèglements de la thyroïde et il peut être cancérigène à long terme.

Comment éviter les xenoestrogènes : les bons choix

  • Éviter les poissons d’eau douce et les poissons d’élevage élevés à proximité d’estuaires.
  • N’acheter que des contenants plastiques garantis sans bisphénol A.
  • Acheter des meubles éco-labellisés ou uniquement en bois brut.
  • N’acheter que des cosmétiques sans parabens, de préférence bio, ou les fabriquer soi-même.
  • Pour les jouets des enfants de moins de trois ans, préférez le bois ou le plastique garanti sans BPA ni parabens.
  • Utiliser des crèmes solaires bio avec filtres minéraux. Certains filtres solaires sont en effet considérés comme des perturbateurs endocrinien (ils imitent l’action de la progestérone dans l’organisme), particulièrement nocifs pour la fertilité masculine : avobenzone, homosalate, meradimate, octisalate (ou octyl salicylate), octinoxate (ou octyl methoxycinnamate), octocrylene, oxybenzone (ou benzophenone-3 ou BP-3) et padimate O. (3)
  • Manger des fruits et légumes bio pour éviter l’exposition aux pesticides
  • Boire du vin bio pour les mêmes raisons (la vigne est particulièrement traitée aux pesticides)
  • Ne jamais réchauffer des aliments au micro-ondes ou au bain marie dans un contenant en plastique (les xenoestrogènes du plastique migrent dans les matières grasses sous l’effet de la chaleur)
  • Utiliser des poêles en fonte ou en acier. Si vous tenez absolument à utiliser des poêles anti-adhésives choisissez celles qui sont labellisées vertes, garanties sans composés perfluorés. Oui, elles sont beaucoup plus chères
  1. Neonatal phytoestrogen exposure alters oviduct mucosal immune response to pregnancy and affects preimplantation embryo development in the mouse. Biology of Reproduction, 2 May 2012
  2. Inflammatory and Cardiometabolic Risk on Obesity: Role of Environmental Xenoestrogens. Journal of clinical endocrinology and metabolism, 2014.
  3. Some sunscreen ingredients may disrupt sperm cell function.” ScienceDaily. ScienceDaily, 1 April 2016